S’engager envers soi-même

grand chene vallée de lyon fanny alexis active et sens

Se délester de ses précédentes saisons de femme.

Cette année je me suis engagée avec moi-même. J’ai décidé de prendre soin de moi, sous une autre forme. Pendant de nombreuses années, je prenais principalement soin de moi de manière individuelle par des soins énergétiques, des massages, etc.

" Cette année est mon année ! "

J’intègre deux groupes d’accompagnement afin de continuer mon chemin de femmes, de guérisseuse, de mère; être et vivre ma multi-dimension sur un plan céleste et terrestre.

Pour la deuxième année consécutive, j’entame le parcours initiatique proposé par Eleonore De Lardemelle. Elle est la thérapeute qui me supervise, me suit, me nettoie, me rééquilibre. Au moins une fois par mois, en complément à ma propre pratique d’hygiène énergétique.

Fôret de la vallée de l'Yon - Vendée

Le week-end dernier, nous nous retrouvions pour la deuxième fois, en Vendée dans un camping en pleine nature.

Peu d’informations côté programme, à part prévoir un maillot de bain, une tenue de pluie, une lampe frontale, un sac de couchage, un sac à dos, et de la nourriture à potage. Ça m’a donné quelques idées. Ça m’a surtout ramené à

« oh ! Nous, on va tout faire dehors, même s’il pleut »

« Lampe frontale ? Mais … on va faire quoi de nuit ? »

« Sac de couchage ?

Je n’en ai pas !

 Je n’aime pas le camping !

 Ok, sauf en mobil-home…

Les puristes disent que ce n’est pas du camping ! »

Enfin, voilà ce qui est clair :

« Fanny va falloir sortir de ta zone de confort. »

En tout cas, à aucun moment, je n’ai remis en question mon inscription. Deux raisons à ce choix en conscience.  Tout d’abord, les deux premiers week-ends, en juin 2018 et juin 2019, week-end, j’ai rencontré des femmes qui m’ont donné l’envie de les revoir, l’envie de partager entre personnes simples et bienveillantes. A chaque rencontre, ensemble, nous avons mesuré nos chemins parcourus. Nous nous sommes encouragées. Nous nous sommes soutenues de différentes manières, les mots ne purent traduire ces moments vécus en harmonie. Je me sentais alors hors du temps, dans un autre monde. Un monde où chacune se sent à sa place, sereine, en phase avec elle-même et l’environnement.

La seconde, comme le répète si bien Eléonore « rien est obligé ». Nous sommes guidées par la facilitatrice de l’événement. Nous sommes portées par l’énergie du groupe. Bien sûr, nous sommes également poussées à nous dépasser. Néanmoins, en aucun cas, nous ne sommes obligées de faire ce qui ne nous correspond pas. Tout acte est juste pour soi, et face à soi. Physiquement ou émotionnellement, tout semble évident. Pourtant, chaque acte et choix dépendent grandement de nous, de notre ego, de notre capacité à nous écouter et à connaître nos véritables besoins. Cela est un apprentissage qui se construit au fil des ans. Vous, qui me lisez au fil des articles, vous me connaissez. L’écoute de soi, je la vis et je la prône ouvertement à travers les soins et cercles que j’organise. 

L’écoute de soi, j’y tiens car j’ai longtemps vécu sans m’en soucier !

« L’écoute de soi, un apprentissage au fil des ans. »

Revenons-en au programme de ce week-end initiatique. En arrivant, nous prenons le temps de nous accueillir mutuellement. Bien sûr, nous posons nos valises. Nous choisissons et installons nos couchages. Eléonore, notre hôte/organisatrice/facilitatrice nous a bien précisé : ce soir, pas le temps on aura pas assez de lumière, pour préparer tout cela. Pour se mettre dans l’ambiance du week-end, nous prenons un thé. Ça sent les vacances ! Notre guide nous rappelle à la réalité : c’est un stage, pas des vacances!

Alors c’est parti, nous attrapons notre équipement : matelas de yoga, bonnes chaussures, de l’eau, de quoi se protéger de la pluie et du soleil. Nous débutons par une marche. Une marche silencieuse. C’est la règle. Notre guide nous précède. Nous la suivons donc en conscience.

La pierre aux fées - Le Vigneau Vendée

La marche et moi. C’est loin d’être une passion. J’aime marcher. Mais avec mon surpoids, ça devient vite difficile ! Sur le côté physique des stages, je suis ok. En général, nous faisons beaucoup bouger notre corps en musique. Intérieurement, je pense que ce n’est qu’une balade. J’aurais moins mal partout. Nouvelle projection mentale à mettre à la poubelle. Plusieurs jours après j’ai encore des courbatures.

Cette marche me ramène à l’intérieur de moi. Au fil des pas, je travaille l’ancrage. Je me mets à l’écoute de moi, de la nature qui m’entoure. Je plonge au cœur d’une forêt magique dans la vallée de l’Yon. C’est ma première expérience de ce type. Une multitude de souvenirs d’enfance ressurgissent : les marches populaires, les cueillettes en forêt. Dans les bois, je sens combien je suis vivante. Combien la forêt me rappelle mon être profond. A quel point la nature et le rythme des saisons fût présente dans mon enfance.

En conscience, j’ai perçu de belles présences : des élémentaux, fées et lutins, que je ne perçois pas habituellement. Nous étions accompagnaient. Nous avons fait des haltes au fil du parcours. Des lieux, petits recoins, choisis par notre guide pour leur haute teneur en énergie nous attendaient. Ce fût, à chaque fois, intense et simple à la fois. Nous étions bienvenues, attendues, chez nous, à notre place, en communion.

Après un bon temps de marche, nous sommes sorties de la forêt. J’ai alors perçu des énergies particulières. La clairière, qui nous attendait, abritait un chêne majestueux. Naturellement, nous l’avons encerclé. Petit à petit, Eléonore nous a accompagné vers nos ressentis et nos connexions avec lui. Je suis alors entrée en communication avec la sagesse de cet imposant gardien. Moi, Fanny, la femme si ancrée à échanger avec un arbre. Je savais que cela était possible, mais la magie me surprend toujours ! Au travers des soins que j’effectue, je me connecte à l’énergie de Gaïa. Je délivre des beaux messages à mes client-es. Néanmoins, j’ai noté une différence nette. Je n’étais ni dans un état méditatif profond, ni en transe. J’avais juste l’impression d’être simple, dans mon « état » normal.

La sagesse de cet être si imposant était celle de la nature. Celle du cycle des saisons en lien avec les cycles de la vie. Ce moment fût fort. Ce chêne m’a emmené dans ses racines, sous terre.

Le grand chêne de 238 ans - Vallée de l'Yon - Vendée

"J'ai senti tant de vie et de sécurité au coeur de la Terre"

J’ai vu mon corps, et ceux de mes voisines, se fondre avec la nature. Je voyais les femmes du cercle devant moi. Je voyais aussi, trois mètres plus loin, les papillons blancs volés. J’entendais le vent. J’observais, comme au ralenti, chaque brin d’herbes poussés par le vent. Pourtant, rien n’était au ralenti. C’est bien nous qui avions calqué, enfin, les rythmes de cette nature.

Voici comment chacune de nous a découvert le thème du week-end. Il s’est imposé de lui-même. Au rythme lent imposé de la marche, s’est superposé le rythme lent de la nature : pour être, nous nous devons de ralentir. C’est ce dont chacune de nous avez besoin. C’était mon besoin.

"Ralentir pour être"

La veille de cette expérience, j’avais téléphoné à Eléonore. Je me souviens lui avoir dit « on aura des moments calmes et softs, j’espère ».  Elle avait alors simplement répondu par l’affirmative. Ce week-end a d’ailleurs tourné exclusivement autour de ces moments de communion avec la nature et notre nature divine.

Durant l’après-midi, nous avons poursuivi nos temps de marche. La thérapie à l’honneur était donc la sylvanothérapie.  Chacune a vécu, à son rythme, à sa façon. Là encore, j’ai entendu les appels de la nature. Un houx a souhaité entrer en communication avec moi. Jusqu’alors, je n’avais jamais observé comment un houx pousse. J’ai apprécié la douceur de ses feuilles malgré ses extrémités piquantes.

Plus tard, lors de mon retour chez moi, j’ai cherché la symbolique du houx, car après les messages reçus je me suis dit « il y aura du gui et/ou du houx dans la décoration de mon prochain mariage« . Leurs messages évoquaient, qu’ils poussaient toujours en union.

Le Houx symbolise la persistance de la vie, la stabilité, le fait que rien ne meurt en apparence.  
Uni au gui, durant le solstice d’été, ils deviennent « des parents mythiques ». Il jouent le rôle vital de garantir la vie, et le renouvellement du printemps. Ses baies rouges incarnent  l’énergie féminine. Les baies du gui symbolisent la semence masculine.
Il est utilisé dans les talisman chamanique, par les druides, ou avec du Laurier comme protecteur, notamment dans la religion chrétienne malgré l’interdiction romaine.
C’est également une plante en danger car a été très cueillie.

Lorsque nous retournions à notre campement, nous avons repris le passage qui donnait sur la forêt traversée à l’aller. Cette fois, nous sommes rentrées en conscience dans la forêt. Et, ce fut là aussi magique. Pendant tout le trajet retour, je continuais à être guidée. Dans la continuité de la sagesse du grand chêne, je m’y quelques minutes à comprendre. Je compris alors qu’il s’agissait de l’énergie de la mère de clan. Cette mère de clan que Jamie Sams explique dans son ouvrage les Treize Mères Originelles.

« La femme du soleil couchant » m’accompagne depuis la dernière nouvelle lune.

Un extrait de ses enseignements « A sa droite, un vautour vola en cercle au-dessus de la falaise, faisant revenir à sa mémoire la façon dont il était arrivé à trouver quelle était sa mission sur Terre. Bien sûr, il ne faisait pas plaisir à ceux qui avaient peur de mourir, pourtant il apportait une Médecine essentielle dans l’entendement des Mères de Clan. Le Vautour était un bon enseignant pour les Enfants de la Terre parce qu’il ne gâchait rien. Il ramassait les os de ceux qui avaient Quitté leur Habit de Chair, qui étaient morts, et il ne laissait rien pourrir. Le Vautour était heureux de cette Médecine qui apprenait aux Enfants de la Terre que celui qui ne gaspille rien ne manque de rien. La Femme du Soleil Couchant remonta dans son souvenir pour retrouver une des ses plus grandes leçons, une de celles qui avait changé le cours de sa Piste Sacrée. Elle se vit en ce temps-là, cependant que ses pensées dérivaient doucement, telles des vagues dans l’océan de sa mémoire.
Transmis par Deux Grand-Mères Kiowa Cisi Laughing Crow (Corneille Rieuse) et Berta Broken Bow (Arc Brisé) à Jamie Sams.

Mon attention fut dès lors dirigée sur tout ce qui est mort. Sous mes yeux, la forêt que j’avais vu totalement verte sur le trajet allant au chêne, se teintait à présent de jaune. Partout, je constatais des feuilles mortes jonchant le sol et, encore accrochées aux arbres. Au fil de mes pas, j’ai reçu des énergies et des enseignements sur la vie, sur la mort, sur les cycles. Mais également sur la notion que tout est juste et, que la mort est utile à la vie. Sans ces parties de nous qui meurent, impossible de continuer à vivre.

L’automne. Ma saison préférée. Plonger mes pas dans ce tapis chatoyant. J’adore, depuis toujours, toutes ces nuances colorées de la nature. Je me connecte alors à ma saison de vie de femme. Je suis dans la deuxième année de mon automne. Et tous ces messages m’invitent à voir mes deux saisons précédentes avec bienveillance. Elles ont un sens.  Ce sont mon printemps et mon été, qui ont induit mon automne de femme. Cet automne que je vis bien alignée avec la femme que je suis. Comme l’écorce cassée de ces arbres, portant des branches mortes, j’ai aussi pu donner la vie. Je continue aujourd’hui à faire pousser des graines tout en étant dans un temps de récolte.

Néanmoins, je saisis grâce à ce cheminement dans la forêt, que j’ai oublié de me défaire de mes feuilles mortes et mes branches dénudées. Celles qui, à ce jour, ne donnent plus vie, je les porte encore sans accepter de les laisser choir sur le sol. Je me suis pourtant allégée de mes souffrances et mes blessures au fil du temps. Mais ai-je assez pleurer pour me délester ? Et, mon surpoids n’est-il pas une grande part de ses branches et de ses feuilles mortes que je ne veux pas rendre à la terre ?

Pendant la nuit, au cœur de cette forêt, j’ai senti la peur. Cette peur m’a reconnecté à des moments de mon enfance. Des instants de peur, et de tristesse. Je me suis souvenue de vacances en famille, au camping. Ce n’était pas comme dans les films, les vacances d’enfance. Aucune colère ne m’a envahi, ni même de tristesse. Juste un rappel de certains événements de mon printemps. Ils ont fait la femme que je suis aujourd’hui. Je peux accompagner ces souvenirs. Je m’accompagne. Ils sont loin derrière, ces souvenirs. Ainsi, j’ai pu totalement m’alléger de ces mémoires que mon corps lui portait encore.

 

J’ai débuté cette seconde journée avec cette énergie de confiance et de joie. Aucune culpabilité ne m’a assailli. J’ai choisi de ne pas me juger négativement. D’habitude, au sein d’un groupe, je me sens gênée d’être la femme qui manque de souplesse et de muscles. Pas cette fois. J’étais fière d’avoir beaucoup moins transpirée. Je rigolais de me voir me déplacer comme une mamie à chaque changement de position de Qi Gong, ou suite aux marches du week-end. Moi qui suis essoufflée en montant les escaliers, moi qui était par moment la dernière du groupe tellement mon souffle dans mes côtes me faisaient mal dans cette marche, je fais la paix avec mon corps.

C’est donc, à 7h00, avec motivation que j’ai attaqué une nouvelle marche à jeun. Une marche longue pour atteindre un petit coin où la rivière nous attendait avec un rituel de régénérescence, fait d’auto-massage très doux, de nettoyage à l’argile blanche, de massage à l’huile orange et d’auto-massage do-In. Nous avons ensuite bien mérité notre petit-déjeuner au bord de la rivière.

 

Ce week-end, nous avons chanté. Nous avons ri. J’ai aussi très mal dormi. Le camping et moi, c’est toute une histoire. Sur un matelas gonflable, avec un sac de couchage, j’en senti mon corps bloqué. Le froid m’a empêché de dormir. Mais, ce n’est pas ce que je vais retenir de mon week-end.

" M'alléger de mes saisons passées de femmes pour récolter des fruits encore plus merveilleux "

De retour chez moi, j’ai pris la décision de m’alléger de mon printemps et mon été, pour encore mieux récolter les fruits de ma vie actuelle. Depuis le printemps dernier, j’ai entrepris un processus d’écoute de mon corps, et de compréhension de mon comportement alimentaire, ainsi que des causes de mon surpoids.

Mon allègement sera symbolique, et à mon rythme. J’ai décidé de ne plus faire aucun régime. Ils m’ont fait bien plus de mal que de bien, par le passé. J’ai commencé à être en surpoids vers mes 23 ans. J’ai donc décidé de perdre 23 kilos. Chacun d’eux représente une année de mon printemps de femme que j’ai porté pendant tout mon été !

Il ne s’agit pas d’y arriver ou pas. J’y arriverai. La question est de savoir comment vais-je m’y prendre et comment vais-je le vivre. Ces épreuves et périodes sont à dépasser. Je dois accepter de laisser tomber mes feuilles mortes.

Vous avez envie de suivre mon processus et la manière dont je vais le vivre ?

Je viens à votre rencontre pour témoigner de ce qu’est une vie, la mienne. Pour suivre cette aventure dans laquelle je m’engage, abonnez-vous sur le blog, et découvrez-moi à travers les réseaux.

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